Auto-organisation
L'équipe prend des décisions sur sa façon de travailler ; elle les applique sans demander l'autorisation d'une personne extérieure.
Laisser à ceux qui font le travail le pouvoir de décider comment le faire, pour retrouver l'initiative, l'implication et la légèreté que la division du travail fait perdre.
Origine
L'auto-organisation dans le travail vient du courant de l’école des relations humaines.
Elle est sous-entendue dans la première ligne du Manifeste Agile :
En quoi ce principe est fondamental
L'auto-organisation ne se déduit d'aucun autre fondamental : on peut travailler par boucles, viser la robustesse de l'équipe et la durabilité des effets tout en gardant une hiérarchie qui décide à la place de l'équipe. C'est même la forme la plus répandue du faux agile.
Ce fondamental répond à une question qui précède toute question de méthode : qui décide de la façon de travailler. Une fois qu'on y a répondu, le pragmatisme, l'autonomie et la confiance en découlent. Y renoncer, c'est retomber dans la division du travail, quels que soient les rites pratiqués par ailleurs.
Comment éviter qu'il soit dévoyé
L'auto-organisation est souvent proclamée sans être accordée : l'équipe pratique les rites agiles, mais une hiérarchie continue de décider à sa place de sa façon de travailler. Le chef qui décide reste le signe le plus sûr du faux agile.
Elle est aussi mal comprise dans l'autre sens, comme une absence de cadre : on laisse l'équipe « se débrouiller », sans vision partagée ni règles communes, et ce sont les plus influents qui finissent par décider.
Pour l'éviter :
- dire explicitement ce que l'équipe décide seule et ce qui se décide ailleurs ;
- construire dès le prélude l'alignement avec les parties prenantes et les règles de vie commune ;
- faciliter les décisions collectives plutôt que de les laisser à un chef, déclaré ou non.