On laisse du mou dans les plans pour les aléas et la réflexion.

Principe parent : Émergence des besoins
Question pratique : Affectation
Pratique opposée : Occupation à 100%

Bénéfice

Garder du mou dans les plans laisse à l'équipe de quoi absorber les aléas et du temps pour réfléchir et apprendre, en contournant l'obstacle du Pas de mou créé par une occupation à 100 %.

Mise en pratique

L'équipe ne remplit pas le sprint jusqu'au dernier créneau : elle garde de la réserve pour l'affinage, l'apprentissage et les imprévus.

Recommandation

Réserver aussi des plages de réflexion, seul ou à plusieurs : c'est du travail, pas du temps mort, et cela se dit. Par exemple pour améliorer les compétences ou pour de l’exploration sur un sujet librement choisi.

Antipattern

  • Constatation : du mou existe bien au début du sprint, mais ce temps est le premier repris dès qu'une urgence survient.
  • Risque : il ne reste jamais de temps pour la réflexion.
  • Réduction du risque : rendre le mou visible et assumé pour qu'il se discute au lieu de disparaître.

Avec l'IA ?

  • Constatation : L'IA peut faire gagner du temps sur des tâches de production mais pousse à continuer sans arrêt de produire.
  • Risque : Le gain est aussitôt repris comme capacité supplémentaire : on met plus de travail dans le sprint et le mou disparaît.
  • Réduction du risque : Traiter le temps éventuellement gagné comme du mou reconquis — pour réfléchir, apprendre, réduire la dette — et non comme une place à remplir.

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